LA SANTÉ DANS L'AUDE 

Pour la santé, notre département n'est pas des plus défavorisés, même s'il voit avancer une désertification médicale, dans un contexte de vieillissement de sa population et de faiblesse économique.

 

Entre 2007 et 2016, le nombre de médecins a diminué de 6,2%  dans l'Aude.

 

D'ici à 2020 l'Aude va perdre 132 médecins généralistes. Pour arriver à une démographie stable, il faudrait 22 installations par an sur le département.

Le numerus clausus actuel est inadapté et inefficace. Le programme d'Emmanuel Macron prévoit de former davantage de praticiens et d'adapter les capacités de formation aux besoins de santé des territoires.

Aujourd'hui, consulter un ORL, un dermatologue, voire un gynécologue, dans notre circonscription tient du parcours du combattant ; il faut du temps et des moyens de déplacement.

 

Nous avons officiellement quatre maisons médicales de garde dans le département : Narbonne, Lézignan, Carcassonne, Castelnaudary.

Mais à Castelnaudary, les habitants connaissent surtout les urgences de l'hôpital local.

 

Dans l'Aude nous avons deux Groupes Hospitaliers de Territoire : le Centre Hospitalier de Carcassonne (avec les centres hospitaliers de Castelnaudary et de Limoux-Quillan) et du Centre Hospitalier de Narbonne. Le programme prévoit le déploiement des GHT sur le territoire national.

 

Le programme prévoit aussi le doublement des nombre de maisons pluridisciplinaires de santé en France dans un délai raisonnable pour répondre aux attentes nouvelles des professionnels de santé à travailler en groupe et ainsi favoriser leur installation dans les territoires sous dotés.

L'Aude, territoire d'initiatives 

Ma récente réunion sur le thème de la santé avait rassemblé des praticiens de toutes spécialités et de toutes sensibilités. Ils ont tous exprimé un même désir de collaboration et donné des idées simples et concrètes, que je porterai. Ils ont par exemple suggéré la création de bus médicaux qui iraient dans les zones les plus isolées à la rencontre des habitants, tant pour faire de la prévention que de la médecine d'alerte et courante. Autre idée, la création de logements communs au cœur des villages pour personnes seules et/ou malades. Notre territoire se prêterait parfaitement à ce genre d'initiatives intelligentes et peu coûteuses, que je soutiendrai avec force. 

Voir "Autour de la table avec Mireille ROBERT - Santé".

« Quand on parle de santé, a constaté Emmanuel Macron, on parle de profondes inégalités sociales et territoriales qui sont un défi extraordinaire que nous devons relever. »

Parmi les moyens de lutte contre ces inégalités, l'accès massif à la télémédecine, les aides financières aux patients, aux associations, aux professionnels et aux établissements pour qu’ils s’équipent en technologies numériques. Il faut aussi miser sur la formation (des personnels, des aidants etc.) et la création de structures temporaires pour soulager les aidants.

Un meilleur dialogue public/privé dans la santé


Dans les relations public-privé, le gouvernement entend créer les conditions d’un meilleur dialogue avec le secteur privé, afin de faire vivre les projets de soins au sein des territoires, en fonction des besoins exprimés par la population et les acteurs de santé locaux, pour une offre plus adaptée, des circuits plus simples et fluides. L’offre sera expérimentée et évaluée sur place.

Si l'accès aux soins nous paraît essentiel, le programme d'Emmanuel Macron prend aussi en compte les nouvelles réalités démographiques et économiques de nos terroirs. 

Comment ? En donnant au système de santé une vision à long terme, en privilégiant l’expérimentation et les initiatives du terrain autour de trois points : la prévention, l’accès aux soins et  la soutenabilité financière (c'est-à-dire rendre possible ce qui doit l'être).

 

Le cadre général sert un objectif national de dépenses d’assurance-maladie et de stratégie de santé/maladie à cinq ans. Résultat : 5 milliards d’euros seront consacrés à un plan d’investissement en soins primaires, dans l’innovation, dans le déploiement de la télémédecine et dans l’hôpital de demain.

Face aux protocoles nationaux complexes et lourds, il sera mis l’accent sur un système plus agile et plus proche du terrain, axé sur l’évaluation de la qualité et du service rendu pour les malades. Les gains d’efficience permettront de mieux valoriser les bonnes pratiques et d’investir pour innover. 

La prévention, essentielle pour l'Aude 

Pour les cancers du poumons, pour les suicides et pour les accidents de la circulation, les taux de mortalité observés dans le territoire de santé de l’Aude sont supérieurs à la moyenne nationale.

Le volet prévention, domaine relativement en friche jusqu'ici, est un axe primordial du gouvernement. Il évitera des maladies chroniques, mortelles et coûteuses en terme de soins, qui frappent les populations les plus en difficultés. 

Ainsi seront financées des actions de prévention au titre des missions d’intérêt général dans les établissements de santé et des objectifs de performance pour tous les professionnels de santé libéraux. Par exemple, des actions pour éviter la surmortalité massive liée au tabac (78 000 morts par an en France). L'objectif dans ce domaine est que "la génération qui naît aujourd’hui soit la première génération sans tabac".

En même temps, sera créé un service sanitaire de trois mois pour tous les étudiants en santé : dans ce cadre, 40 000 d’entre eux interviendront dans les écoles, les entreprises, pour des actions de prévention.

Des soins accessibles financièrement

 

Enfin, constatant que de nombreux citoyens renoncent encore à des soins essentiels en raison des frais qui restent à leur charge, ou des difficultés qu’ils rencontrent pour trouver un médecin disponible près de chez eux, le volet "soutenabilité financière" met en accord patient et système de santé.

Avec, comme actions, l'amélioration de la couverture des soins pour tous, le renforcement de leur accessibilité et leur disponibilité sur tous les territoires, tout en garantissant leur qualité. Un travail sera conduit sur la pertinence des soins, mais aucun soin utile ne sera déremboursé pendant les cinq ans qui viennent. "Je n'ai trouvé personne pour m'expliquer ce qu'était un grand rhume et un petit rhume" a dit Emmanuel Macron.

Sans oublier l'annonce du remboursement à 100% du traitement des formes sévères d’hypertension artérielle (HTA), l'objectif de 100% de prise en charge pour 2022 des lunettes, des prothèses dentaires et de l’audition, le tout sans augmenter le prix des mutuelles.

Et enfin le droit à l'oubli pour les personnes ayant été malades...

"Autour de la table avec Mireille ROBERT - Santé"

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