L'activité économique de l'Aude, à booster

Aude : prédominance de l'économie présentielle 

L'activité économique de l'Aude est à booster. C'est sûr ! L'Aude intérieure est caractérisée d'abord par un faible essor démographique. Et nous, dans l'Ouest audois, ne bénéficions pas de l'excédent migratoire qui caractérise le littoral et Narbonne (mais exclut Carcassonne) ; en effet, 90% de la population audoise vit sur 5% du territoire, essentiellement en bord de mer.

L'activité économique de l'Aude est une économie tournée principalement vers les activités présentielles, avant même l'agriculture/viticulture. 

Qu'es aquo présentielle ? C'est une économie basée sur la population réellement présente sur un territoire (résidents ou touristes) qui peut varier rapidement, et qui à la fois produit et consomme, au lieu d'être basée sur les lieux de production traditionnels (usines, services, etc.). L'économie présentielle regroupe les services publics, le commerce de détail, les services aux particuliers etc. et n'est pas délocalisable. Dans l'Aude, ces activités ont tendance à prendre le pas sur tout autre secteur y compris l'agriculture/viticulture.

Le pourcentage d'emplois salariés par la sphère présentielle est de 19,6% contre 23,4% au niveau national et le pourcentage d'emplois dans la sphère productive est de 5,9% contre 11,5 % au niveau national (INSEE juin 2014). 

L'économie de l'Aude :  renforcer le tissu des Indépendants 

Il y a dans l'Aude sur près de 6200 entreprises (chiffres INSEE datant déjà de quelques années) 5348 entreprises de 1 à 10 salariés dont  2430 auto-entrepreneurs et/ou micro-entreprises.

Dans la 3e circonscription, si l'on exclut Limoux, Quillan, Carcassonne,  Castelnaudary et Bram, il y aurait, parfois isolés, près de 150 auto-entrepreneurs. 


L'auto-entreprenariat ou la micro-entreprise ont été des portes de sorties du chômage mais les failles et dysfonctionnements du Régime Social des Indépendants  ont précipité leur désaffection. 

En matière d'économie, l'objectif n°1 un du gouvernement, conscient de l'atout que constitue l'esprit de conquête des Français, est de soutenir la création et la croissance des entreprises.

Il propose aussi une série de mesures pour les travailleurs indépendants (professions libérales, commerçants, artisans, agriculteurs…) :

  • Supprimer le Régime Social des Indépendants (RSI) pour l’adosser au régime général, tout en gardant le taux préférentiel de prélèvement.

  • Réduire les charges qui pèsent sur ces travailleurs ; supprimer les charges des microentreprises et auto-entrepreneurs la première année et doubler les plafonds pour permettre à plus d’entreprises de bénéficier de cette mesure et du régime fiscal de la microentreprise.

  • Permettre chaque année à tous les artisans et commerçants d’opter ou non, selon leurs besoins, pour le régime fiscal de la microentreprise.

  • Ouvrir aux indépendants des droits à l’assurance-chômage afin qu’ils puissent bénéficier des mêmes droits au chômage que les salariés si leur aventure entrepreneuriale ne s’avère pas couronnée de succès.

Cela s'inscrit dans le cadre de la République d'E. Macron qui veut adapter le code du travail à l'entreprise et à sa taille en gardant au niveau de la loi les principes fondamentaux.

Le sujet "indemnités prud'homales" est clair dans son principe : le gouvernement entend instaurer un plafond et un plancher pour les indemnités prud’homales pour licenciement sans cause réelle et sérieuse (hormis les cas de discrimination, de harcèlement, etc.). Le plancher permettra de protéger les droits des salariés. Le plafond donnera aux entreprises une visibilité et une assurance qui permettront de lever les freins à l’embauche en CDI.

D'autres mesures intéressent particulièrement notre territoire : l'accompagnement et l'aide aux TPE/PME par exemple dans la gestion de leurs ressources humaines, l'accès à la formation professionnelle... Ou encore la simplification dans l’accès à la commande publique.

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